Les décideurs interrogés par MARKESS International dans le courant de l'été 2011 mentionnent être confrontés à de multiples contraintes en regard des solutions de gestion intégrée qu'ils ont déployées. Au-delà des aspects propres aux spécificités de ces solutions (coût des licences et de la maintenance associée, manque de souplesse, paramétrage complexe, développements applicatifs complémentaires, nécessité d’avoir un administrateur fonctionnel…), ils identifient également des contraintes consécutives à l’évolution de leurs besoins (techniques et fonctionnels) en matière de gestion de processus. Ainsi, certains décideurs prennent conscience de la faiblesse de leur ERP dans la gestion des processus collaboratifs ou de sa difficulté à s’intégrer aux environnements web.
La progression inéluctable de la dématérialisation des échanges et des documents est par ailleurs l’élément majeur qui impacte aujourd’hui les solutions de gestion intégrée. Quels que soient les documents (entrants, sortants ou circulants) et quelle qu’en soit leur nature, les entreprises et administrations prennent progressivement la voie de la dématérialisation afin d’automatiser des processus encore majoritairement gérés manuellement. Elles recourent ainsi à des solutions spécifiques, par exemple pour dématérialiser leurs factures fournisseurs. Néanmoins, il est important que ces solutions communiquent avec l’ERP en place de façon à rapprocher les factures des bons de commande par exemple.
D’autres besoins évoqués par les décideurs ont une incidence sur les solutions de gestion intégrée en place :
- Les exigences de traçabilité qui découlent d’un environnement légal et réglementaire, ainsi que de contrôles internes toujours plus stricts ;
- Les besoins accrus en "business analytics" [1] permettant d’anticiper et de prendre des décisions stratégiques dans un contexte métier ou sectoriel précis ;
- L’évolution des modes collaboratifs internes, à l’image de l’immixtion des divers réseaux sociaux et autres médias communautaires dans les pratiques professionnelles ;
- La montée en puissance des interactions via le web, par exemple dans le cadre de la relation client ou de la relation citoyen ;
- Le développement des usages professionnels sur équipements mobiles, et notamment sur smartphones et tablettes numériques, qui ne doivent pas se limiter à donner accès aux collaborateurs en situation de mobilité à des applications comme la messagerie électronique mais également à des applications de gestion telles que celles proposées par les ERP afin d’accéder aux données métiers.
En réponse à ces besoins, près de 9 décideurs sur 10 estiment que leur solution de gestion intégrée doit évoluer afin d’intégrer à sa périphérie des fonctionnalités additionnelles... dont certaines proposées en mode SaaS (Software as a Service). Cette tendance n'est pas sans incidence et impacte directement les approches des offreurs du marché : ils doivent ajuster leurs modèles et revoir aussi, dans certains cas, leur écosystème de partenaires. Pour en savoir plus sur cette étude :
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[1] Approche itérative et méthodique d’exploration des données d'une organisation en mettant l'accent sur l'analyse statistique de celles-ci.
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